Les triathlètes français attendaient ça avec impatience : un IM chez nous en France, à Gerardmer...
Dès l'annonçe de la course, je m'inscris avec 6 autres lascars du SAS : j'avais été du premier championnat du monde LD à Nice en 1994, je ne voulais pas manquer ce nouvel évènement triathlétique.
L'hiver 2002 sera donc studieux et nous profitons d'un week end prolongé pour aller reconnaitre les parcours qui se révèlent être très accidentés : nous sommes dans les Vosges et la région n'est pas réputée plate...
Arrivés sur place 2 jours avant la course, nous profitons un peu de notre superbe chalet et organisons au mieux les derniers préparatifs.
Levé très tôt le jour J, j'observe tout de suite la météo : beau et chaud, voir même très chaud...
Arrivée dans le parc, préparation du matériel en compagnie des 900 triathlètes venus d'un peu partout : ce premier IM France a visiblement du succès !!!
7 h 00 : top départ, c'est parti pour une longue journée.
L'eau est chaude ( 22°), le parcours natation est un grand rectangle et se passe bien pour moi puisque je nage en 1 h et quelques secondes.
Sous la tente qui sert aux changements, c'est un peu la cohue mais finalement tout ne se passe pas trop mal. j'enfourche mon fidèle destroyer et part à l'assaut des 180 km en 3 boucles.
Dès le départ, de nombreux triathlètes me doublent, certains passent même les petits cols sur le grand plateau : ce n'est pas possible, ils ne vont pas tenir à ce ryhthme ? et bien çi, puisque je perdrais de nombreuses places tout au long du parcours.
Celui est magnifique, les ravitos sont bien organisés, pédaler içi est un vrai bonheur...
Après plus de 6 heures de vélo, je le laisse aux bénévoles et file me rechanger sous la tente. La casquette est de rigueur puisqu'il fait de plus en plus chaud, on frise la canicule...
Le marathon est constitué de 3 boucles avec une première partie plate en ville sous le cagnard et une seconde partie accidentée en forêt mais à l'ombre.
Grosso modo, je perds des places sur le plat mais en récupère dans la forêt si bien que je stabilise presque mon classement.
Mon allure n'est pas rapide du tout mais tous les triathlètes souffrent de la chaleur et de la difficulté des parcours.
A deux kilomètres de l'arrivée, je retrouve des forçes et j'en profite pour accélérer un peu afin de reprendre quelques téméraires qui avaient eu l'audace de me doubler auparavant.
Après 12 heures et 05 minutes, je franchis 262ème la ligne d'arrivée d'un très sympathique mais difficile IM France.
Comme un bonheur n'arrive jamais seul , tous les copains du club franchiront également la ligne d'arrivée...
Les classements :
Natation : 1 h 00 11 : 167ème.
Vélo : 6 h 24 20 ( 284ème temps) : 251ème après le vélo : - 84 places.
Cap : 4 h 34 29 ( 326ème temps) : - 11 places.
Classement final : 262ème.
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